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Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 08:14


Enguerrand de Marigny est né à Lyons-la-Forêt en Normandie vers 1260. Ecuyer puis secrétaire, il devint le grand conseiller de Philippe le Bel, en 1302, qui le nomma coadjuteur du royaume, le plaçant ainsi à la tête de l'administration. Devenu riche, il fit construire une belle maison à La Neuville au 27 rue de la Lande et fit creusé en face de son domaine une mare : la mare d'Enguerrand de Marigny (ou mare Verboc). Quelques années plus tard, il fit creusé également la mare près de la rue des jardins : la mare Joncquemare (ou mare à Jean).

     Mare Verboc     Mare Joncquemare

Mare d'Enguerrand de Marigny et mare Joncquemare

Le roi de France Louis X le Hutin, quelques mois après la mort de Philippe le Bel livre à la vindicte publique Enguerrand de Marigny, le dernier des grands conseillers de son père. Incarcéré au Louvre sur l'ordre du roi, et de là, transféré au Temple, puis à Vincennes. Enguerrand parut devant l'assemblée et demanda un délai, afin de pouvoir répondre aux quarante et un chefs d'accusation portés contre lui par l'avocat Jean d'Asnières, et parmi lesquels étaient ceux d'avoir altéré les monnaies, pillé les deniers destinés à Clément V, saccagé les forêts royales, reçu de l'argent des Flamands pour trahir Philippe le Bel, d'être la cause de la disette qui affligeait la France. On eût pu ajouter que son principal crime était de posséder une fortune représentant environ 60000 euros de nos jours. On ne lui permit pas de se défendre. De plus, on le soupçonna d'empoisonnement et de magie. Enguerrand, reconnu coupable, fut condamné à être pendu à la plus haute traverse de bois du gibet de Montfaucon à Paris. Le 30 avril 1315, au point du jour, cette sentence fut exécutée au milieu d'une foule considérable.

   Enguerrand de Marigny  gibet de montfaucon

Enguerrand de Marigny, conduit au suplice le 30 avril 1315 au gibet de Montfaucon

Pendant la nuit, le corps du ministre fut détaché de la traverse, dépouillé de ses vêtements, et laissé nu auprès du gibet ; il fallut le pendre à nouveau après l'avoir rhabillé. Bientôt, le roi se repentit d'avoir laissé pendre le ministre de son père ; il comprit qu'il avait été victime d'une intrigue ourdie contre le malheureux Enguerrand, et une commission, nommée pour examiner les comptes de son administration, fit un rapport qui déclarait les comptes exacts. Louis X donna alors pleine et entière décharge au supplicié et fit don à ses enfants de 10000 livres « en considération de la grande infortune qui leur est advenue. » En 1317, ces enfants furent autorisés à inhumer le corps de leur père aux Chartreux, puis ensuite dans l'église collégiale d'Ecouis en 1325, qu'Enguerrand avait fondée en 1310.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 16:24


Hector-Henri Malot dit Hector Malot, né le 20 mai 1830 à La Bouille (Seine-Maritime), non loin de Rouen, et décédé le 18 juillet 1907 à Fontenay-sous-Bois (alors dans le département de la Seine), est un romancier français. Il est à la tête de plus de 60 romans. Les plus connus sont ses romans destinés aux enfants tel que "Sans Famille".

En 1883, il écrit un roman "Les Besoigneux" dans lequel, une partie de l'intrigue se déroule dans un village portant le nom "Le Champ d'Oisel". Nul doute qu'Hector Malot connaissait le village de La Neuville Chant d'Oisel, car dès 1839, il fut pensionnaire à Rouen et intégra le "collège royal" (Lycée Corneille) en 1847. Finalement, il s'installe à Mesnil-Esnard en 1850 où son père est nommé juge de paix du canton de Boos.

Le village d'Hannebault, cité dans cet extrait n'existe évidemment pas près de La Neuville, c'est une pure invention d'Hector Malot, ce village apparait souvent dans nombreux de ses romans. Hannebault provient du village d'Appeville-Annebault situé à 20km de Bosc Bénard Commun, le village dans lequel il vécut de 1835 à 1848.

 


Extrait de "Les Besoigneux" 1883

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Notice complète

Titre : Les besoigneux / par Hector Malot

Auteur : Malot, Hector (1830-1907)

Éditeur : E. Flammarion (Paris)

Date d'édition : 1895

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 2 vol. (356, 388 p.) ; in-18

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k91176k

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Y2-17760 (2)

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308685876

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308685876

Provenance : bnf.fr

Thème : Littérature francophone

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:44

 

Né à Hardanges dans la Mayenne le 11 février 1900 et c'est lors de son service militaire, que Joseph Morenne noue des relations avec Mr Monnier pour travailler dans sa cidrerie. Il se mariera à Mme Andrée Foubert le 3 novembre 1923 et eut deux enfants. En 1929, M. Morenne est embauché chez Tron et Berthet à Pont-St-Pierre dans l'usine des selles pour cycles et motos. Il est mobilisé lorsque survient la deuxième guerre mondiale et sa femme décède en 1941, laissant ses deux enfants. Il est libéré le 8 mai 1942 et regagne La Neuville Chant d'Oisel. Monsieur Joseph Morenne a vécu 65 ans à La Neuville de 1924 jusqu'à sa mort le 13 octobre 1989. Sa maison fut acquise par la commune en 1990. Après des travaux de restauration en 1997, cette dernière devint la bibliothèque municipale.

monsieur-morenne.jpg

M. Morenne, le 23 septembre 1989

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:01

 

Dès 1951, c'est au cyclisme que ce fils de fraisièriste, né le 8 janvier 1934 à Mont-Saint-Aignan, consacre son temps libre. Et le 3 mai de cette année-là, il remporte sa première course : le Trophée Maurice-Latour, disputé à Rouen. L'année suivante, il gagne, à Carcassonne, le Championnat de France des amateurs. Et à vingt-trois ans, il remporte le premier Tour de France auquel il participe... Sa carrière durera dix-huit années, durant lesquelles il alignera un palmarès exceptionnel : cinq Tours de France, dont quatre d'affilée, cinq Paris-Nice, un record de l'heure, neuf Grands prix des Nations en... neuf participations. Il devient cycliste professionnel en 1953 et le restera jusqu'en 1969, totalisant 184 victoires dont plusieurs Tours de France avec 16 victoires d'étapes et 51 jours en jaune. En 1961, Anquetil annonce son défi de porter le maillot jaune de la première à la dernière étape. Exploit qu'il réalise, s'attirant d'ailleurs les foudres du directeur de la course qui lui reproche vivement de « tuer le Tour », mais attise également la colère des spectateurs qui l'accueillent à l'arrivée de la dernière étape au Parc des Princes par des sifflets. Événement dont il tirera une certaine ironie, puisque quelques années plus tard, il baptisera son bateau « Sifflets ».Anquetil.jpg
Jacques Anquetil à la Neuville Chant d'Oisel en 1971

En 1959, Jacques Anquetil achète une gentilhommière, dans la commune de Saint-Adrien, sur les bords de la Seine. Quand il se retira,  dix ans plus tard, il se porte acquéreur, le 24 juin 1969 , à La Neuville Chant d'Oisel, d'un château, entouré de deux cent cinquante hectares de bois et de prairies, jadis propriété de Jules de Maupassant : il le nomme « Le Château des Elfes » et y creuse un étang. Issu d’un milieu rural, il est toujours resté proche de la terre et a toujours cultivé une passion pour celle-ci. Héritage de ses parents, producteurs de fraises ? Il a terriblement aimé son métier de cultivateur.Jacques Anquetil s'occupa de son exploitation normande et notamment de son élevage de vaches du Wyoming.
En 1976, il est victime d'un oedème pulmonaire. Deux ans plus tard, il rechute. A partir de 1984, séparé de Jeannine, il partage la vie de Dominique, sa dernière compagne qui lui a donné un fils, Christopher, en 1985. C'est le lendemain du baptême de son fils que Jacques Anquetil apprend de la bouche de ses médecins qu'il souffre d'un cancer de l'estomac. Il meurt à la clinique Saint-Hilaire de Rouen, le 18 novembre 1987. Mais à quoi rêvait Jacques Anquetil, lors des promenades, seul dans sa propriété de La Neuville ? A quoi songeait-il lors de ses haltes au pied des grands arbres ? A ses défis passés ? Où bien à cette nature qui lui offrait un cadre à sa mesure ?
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