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Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 14:08


Cet ancien lieu-dit situé au coeur de la forêt de Lonfboël est cité dès 1480 dans les Archives Départementales.

Cet ancien fief était constitué  d'un manoir, de dépendances et de deux chapelles dites de Saint-Laurent et de Saint-Madeleine, construites en 1638 par le seigneur d’alors, Charles de Mouchy (Arch Dép G 1466).

Aucun indice de culte religieux dans les archives paroissiales mais l’abbé Morel Simon, nommé en août 1636, desservit la chapelle de l’Etoquey.

En 1496, Pierre Le Clerc était propriétaire et en 1662, c’était le Sire de Canivon.

L'Estoqué ou Estoquay ou encore Estoquey provient certainement d'estocade, un duel à l'estoc (épée longue et étroite), une bataille de territoire a pu avoir lieu ici entre La Neufville et Romilly.

Le domaine fut la propriété de M. Gaston Delesque (maire de La Neuville de 1939 à 1947), actuellement il se compose d’une ferme, de dépendances et de sa mare, sur la route de Radepont.

La mare de l'Etoquey était si grande qu'on l'appelait "L'étang", elle a survécu au temps mais rétrécit d'années en années.

Il ne reste malheureusement plus rien des anciennes constructions.

etoquey 1916

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:30

 

Dans les cahiers de doléances du 24 mars 1789 à la Neuville, il est écrit : " Demanderoient aussi que le Roy accorde à la population la suppression de banalité de moulin, auquel ils se trouvent assujétis envers les seigneurs pour le moulage de leurs grains". Il est important de préciser une notion centrale au temps passé : la banalité. Selon Jules Dewert, la banalité (ou bannière) est "le droit qu'avait le seigneur d'obliger ses vassaux ou banniers à moudre leurs grains dans son moulin (réputé banal, banneret ou à ban), moyennant une certaine rétribution ou redevance". Cette dernière représentait en général pour les vassaux le seizième de leur production. La banalité fut abolie à la Révolution Française.

Le moulin, construit en 1585 par le Seigneur de Pont Saint Pierre (Pierre de Roncherolles), a toujours joué un rôle important dans l'économie de notre commune au cours des siècles passés. En effet, le pain étant à la base de l'alimentation de tous, le moulin devenait l'outil indispensable. Cependant en parallèle à son côté indispensable, le moulin à vent était assez vulnérable : vulnérable aux incendies et à la foudre d'abord mais aussi aux caprices du vent qui rendaient son fonctionnement très aléatoire.

Il n'existe malheureusement plus aucune trâce de ce moulin. Mais une rue porte encore de nos jours le nom de "Rue du Moulin" ainsi qu'un chemin qui y conduisait du nom de Rue de l'Ile, anciennement appelé "Hamel aux Batiers" puis Le Batier (ou blattier) qui dans un vieux français, signifiait un marchand de blé.

Sur cette carte du 17ème siècle appartenant au diocèse de Rouen, il est possible de repérer le moulin : c'est le petit symbole qui se trouve sous le nom La Neuville.

carte du diocese de rouen 17eme siecle

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:04

 

Cette portion d'une forêt fut donnée par le roi Saint-Louis aux moines de Royaumont, en 1246, près de Beauvais. Ceux-ci, au fur et à mesure des défrichements, édifièrent des constructions.: un manoir et ses dépendances. En 1263, ils cédèrent le tout au Chapitre de la Cathédrale de Rouen, qui s’en défit en 1570, en faveur du seigneur de Pont Saint Pierre, Pierre de Roncherolles qui l'incorpora à sa seigneurie. Dans un aveu de 1600, celui-ci déclarait qu’il existait plus aucune habitation ni manoir (détruits par les guerres).

A la Révolution, le  tout appartenant au dernier seigneur de Pont Saint Pierre, M. Caillot de Coqueréaumont, fut confisqué comme bien national et acquis par les familles du pays. La construction la plus ancienne, parait être celle située dans le lotissement du Clos Démont, vraisemblablement manoir des anciens seigneurs, bâti en 1760, ainsi que l’atteste une pierre scellée dans le mur. Ce manoir, ceinturé de murs, possédait une grille d'entrée accompagnée de deux énormes piliers.

Jadis, froc signifiait chemin, lequel utilisé par les moines de Royaumont, devint le Froc aux Moines.

 

   Le Froc aux moines

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 15:08


Rue NeuveAu XVI° siècle, la Rue Neuve a pour nom «  La Rue du Chant d’Oisel ».

En venant de Boos, cette rue située à droite après le Château du Chant d’Oisel, était empruntée par les voyageurs, marchands et Neuvillais pour ce rendre au centre du bourg, sur la place de l’église de Notre Dame du Chant d’Oisel.

Le calvaire sis au début de cette rue est lui aussi très ancien car cité à plusieurs reprises dans les archives paroissiales sous le nom de « Croix du Chant d’Oisel ».  Placé un peu trop près de la rue des Andelys, il fut décalé légèrement pour raison de sécurité en 1980.calvaire-croix-du-chant-oisel.jpg


La Rue du Chant d’Oisel bifurquait sur la droite par rapport à sa sortie actuelle et débouchait sur la place de l’église (bien plus grande que maintenant), appelée à l’époque « Le Carrefour ». La rue du Chant d’Oisel traversait la route de Quévreville qui n’existait pas encore car construite en 1851, rejoignait la Sente des Jardins (ce passage est toujours accessible derrière le transformateur implanté sur le côté de la route de Quévreville) et continuait vers le Garde Bataille (maintenant rue des Canadiens).

Ce ne fut qu’au début du XIX° siècle que la rue du Chant d’Oisel fut modifiée, alignée perpendiculairement à la route de Quévreville, telle qu’on la connaît aujourd’hui et renommée Rue Neuve.

 

  1910 - 2010

Remarquons l’étroitesse de la rue, la hauteur des talus à gauche, les petits tas de gravier sur le bord à droite qui attendent le cantonnier pour reboucher les trous formés par les pluies et les chevaux, le peu d’habitation (à gauche au fond)…Cette rue devait être paisible et agréable à vivre à l’ombre de ses grands hêtres. Au premier plan, une femme fixe le photographe, derrière elle, un homme, avec sur ses genoux son enfant, est assis sur sa charrette tirée par un cheval. Les deux cartes postales ont été réalisées par l’épicerie Rosset, installée au 25 rue de l’église.

 

Bien des changements sont intervenus en cent ans. Les grands arbres ont disparus et les talus sont moins importants car la rue a été élargie pour faciliter la circulation. Des herbages ont été vendus pour construire des maisons et des impasses ont été crées : impasse du Chant d’Oisel en 1968 (à droite), impasse des Pinsons en 1979 pour accéder à ces lotissements. Les lignes électriques et les panneaux de signalisation ont remplacés la nature abondante des années précédentes.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 04:19

la-chaussee-du-roi.JPG

Citée dès 1395, « la Cauchie » puis « la Cochaie » et enfin la Chaussée du Roi.

On a prétendu que le roi Henri IV, siégeant à Rouen entre 1591 et 1592, utilisait cette route pour rejoindre sa maîtresse Gabrielle d’Estrées, au Château de Longempré sur les arrières de Pont Saint Pierre, à Douville sur Andelle.

chateau-de-Longempre.jpg

Chateau-Logempre.jpg

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:26

 

Cette ancienne mare, maintes fois citée dans les archives départementales, fut utilisée au 13ème siècle par les moines de Royaumont qui habitaient dans un manoir en haut du Froc aux Moines. La mare avait certaines vertus, d’après les anciens, un pouvoir de bonne santé si on s’y lavait.

Au début du 20ème siècle, il n'y a pas de lavoirs à la Neuville et l'eau courante n'existe pas encore, c'est ainsi que certaines  femmes viennent  ici pour leur linge. Il était ,ailleurs, interdit de laver son linge dans les mares existantes de La Neuville pour cause de pollution (les fermiers venaient faire boire leur bétail dans les mares communales). Après avoir été ébouillanté, décrassé et savonné à domicile, le linge est conduit dans une brouette pour y être rincé.  Dans les grandes familles, les filles aînées mettent la main à la pâte, chacunes s’installent à genoux, déploient le linge dans l’eau, l’agitent et l’essorent, le plient en un paquet sur lequel elles s’acharnent avec son badra (battoir). Et tape ! Et tape ! Et tape ! L’opération terminée, elles reviennent à la maison et étendent le linge sur le fil ou la haie (taillée).

Dès septembre 1962, alors que les ordures ménagères commencent à se propager dans la commune, le conseil municipal se réunit pour trouver une solution à ce problème : un projet de ramassage d'ordures ménagères est alors à l'étude mais semble trop onéreux. En juillet 1963, le conseil décide d'acheter un chemin à Mme Lesur au prix de 6000 francs, qui mène à la Mare au Corps Sain  afin que les usagers prennent le soin de porter eux-mêmes leurs ordures à cette mare. Pour permettre à tous les usagers l'accès du dépôt d'ordures, le conseil décide de prendre en charge la réfection du chemin qui y mène. En décembre de la même année, à la demande de M. le maire de Mesnil Raoul pour l'utilisation pour sa commune de La Mare aux Corps Sain, le conseil décide de refuser sa demande, étant donné les difficultés déjà rencontrées avec la population de La Neuville.

Le 12 février 1966, le conseil réalise l'achat d'un tracteur d'occasion et d'une remorque de 3 tonnes pour la somme de 11120 francs chez Saint-Etienne à Boos. Monsieur Rincent André, cantonnier de notre commune, est chargé du ramassage suivant un itinéraire bien précis : une première moitié de La Neuville, de l'Etoquey jusqu'au Froc aux Moines, une deuxième moitié, du Froc aux Moines compris jusqu'au Château du Chant d'Oisel. Le ramassage se fait un mardi sur deux à partir de 8 heures pour la première moitié. Un autre secteur de ramassage est prévu pour les hameaux : Les Houssayes, La Vente Pouchet, La Bergerie, La Cuette, La Ferme des Bois et La Lande. Les poubelles en métal ou en plastique ne doivent pas dépassées 20 kg et sont déposées en bordure de route. Ne seront pas ramassés : les déchets de jardin, terre, cailloux, branchages ; les déchets provenant d'activités professionnelles, bidons, pneus, métal, bois ; et les déchets agricoles. Le 4 novembre 1967, la Mare au Corps Sain est remplie et il faut trouver un nouvel emplacement. Après des démarches auprès de M. Lagache, propriétaire du "Trou du Bel Air" dans le bois du Chouquet, la commune le loue aux termes d'une convention et contre une indemnité annuelle de 600 francs.

Ce n’est que, depuis le 2 décembre 1973, que le cantonnier communal étant  dans l'incapacité, pour une durée indéterminée, d'assurer le service des ordures ménagères que le conseil contacte M. Ozanne Marcel aux Authieux pour la réalisation de ce service. Il est conclu que M. Ozanne passera 1 fois par semaine, plus un ramassage supplémentaire le jeudi 1 fois par mois pour la ferraille, soit pour les 387 foyers : 6 tonnes par semaine de déchets ménagers.

Aujourd’hui, cette mare a disparu. On peut toujours s’y rendre par le chemin en terre situé en prolongement de la rue du Froc aux Moines. Une fois sur place, il est facile de la repérer : une légère élévation de terrain et quelques arbres nous rappellent ce lieu.

mare-au-corps-sain.jpgUn panneau indicateur en bois a été, depuis peu de temps, fabriqué artisanalement par des habitants de La Neuville sur lequel est mentionné « Chemin de la mare au corps sain ». Situé à côté de l’impasse des Martinets (perpendiculairement à la rue de la Lande), ce chemin dessert quelques nouvelles habitations mais s’arrête très rapidement sur les champs (car malheureusement labourés).

panneau-mare-au-corps-sain.JPG


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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:00

A l’époque où la route de Quévreville n’était pas encore construite, le « carrefour » était une place importante du village où aboutissait la rue de l’Ile, la rue du Chant d’Oisel et la rue de l’église.

le-calvaire.jpgEn 1747, elle accueillait tous les dimanches et jours fériés un marché où les Neuvillais pouvaient trouver céréales (orge, avoine, blé),  volailles, du lait, du tissu, du coton…La petite pointe herbue en face du cimetière appartenait à cette place et les maisons au coin n’existaient pas encore.

En 1757, cette place était entourée de charmes, d’hêtres et un calvaire de style renaissance était placé en son milieu.

Après la Révolution, les nouvelles habitations et la construction de la route de Quévreville en 1851 amenèrent à transformer le « carrefour ».

Le calvaire fut alors retiré puis transporté plus tard à l’angle de la Grande Route (rue des Andelys) et la rue de l’église à côté du Monument aux Morts, inauguré  en 1921.

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