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Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 11:48

 

Dans la France de 1789, les cahiers de doléances sont des registres dans lesquels les assemblées notaient vœux et demandes. Dans ces recueils étaient consignées les représentations et protestations adressées au roi par les états généraux ou provinciaux. Ces documents peuvent être consultés aux archives départementales de la Seine Maritime.

cahier-de-doleances.JPG

Souvent difficile à lire et à retranscrire sur les textes originaux, Marc Bouloiseau décide en 1960, de publier les cahiers de doléances du Tiers Etat du baillage de Rouen (1789).

En voici les textes du 24 mars 1789 concernant notre commune.




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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 15:42

 

La forêt de Longboêl recouvrait au X° siècle les deux tiers de notre territoire et ce n’est qu’à partir du XI° siècle et jusqu’au XIX° que les défrichements des bois commencèrent. Les sergents-verdiers, dont la fonction était de donner des assignations, de procéder à des exécutions, des saisies, avaient tous les pouvoirs et surtout celui de juger les délits se déroulant dans  la forêt de Longboël.

Lors d’un procès verbal de novembre 1565, il est dit que la forêt de Longboël (Longbouel) était divisée en 3 gardes : la garde de Jehan Hubert, la garde d’Alexandre Planterose et la garde de Guillaume Hubert avec chacune un sergent nommé par le Roi afin de répondre des délits. Les verdiers, accompagnés des sergents, ont mesuré et arpenté séparément les différentes gardes. Les rapports de leurs procès verbaux dressent par ensemble une figure conforme de la forêt de Longboël à cette époque. Très précis, ce rapport énumère les chênes, les taillis, les hêtres, les futaies…le tout dans l’unité de l’époque : l’arpent.

Je ne vous ferai pas lire le procès verbal d’arpentage de la forêt de Longboël mais voici, pour le plaisir des yeux les trois feuillets de parchemin encartés et peints de vues cavalières de la forêt.


La garde de Jehan Hubert

longboel-jehanhubert.jpg

Nous apercevons en haut l'Abbaye de Fontaine Guérard, la ferme du Cardonnet, à droite les premières maisons de La Neuville, en bas le triège de la queuette

 

La garde d'Alexandre Planterose

longboel-planterose.jpg

En Haut l'Abbaye de Fontaine Guérard, le château de Pont Saint Pierre, Romilly sur Andelle, en bas La Neuville

 

La garde de Guillaume Hubert

longboel-guillaumehubert.jpg

En haut la commune de Pîtres et en bas La Neuville Chandoysel

 

Sources : Les collections du Musée des Archives nationales -- AE/II/676 --


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 12:46

 

Sur cette carte de 1725, le nom de notre village n'est pas indiqué mais on peut reconnaître quelques anciens fiefs nommés comme l' écorcheboeuf, la mare à crasse, la mare démont...La disposition d'ensemble des rues et des chemins est sensiblement la même : la route vers Mesnil Raoul à partir de la mare Verboc est incertaine et la route vers Quévreville inexistante, la forêt du côté de Quévreville n'est pas beaucoup plus importante qu'aujourd'hui. On peut noter l'importance de la rue centrale avec ses maisons construites perpendiculairement à la rue principale.

Le fief de la famille Busquet de Chandoysel (dépendant de la baronnie de Pont Saint Pierre) comprenait le château et de nombreux hectares de terres. L'ancien Château du Chandoysel (l'actuel que nous connaisons sera construit entre 1755 et 1760) possédait un jardin à la française sur sa façade ouest, une grille d'entrée (avec une étrange citation qui devint la devise de notre commune) ouvrant sur une longue allée qui se dirigeait vers la forêt de Quévreville. A l'est, on aperçoit un grand espace devant le château possédant quatre grands batiments, et une autre entrée avec une grande allée qui s'en allait au delà de la future rue du Boc.

Près de l'église, nous apercevons un carrefour où aboutissent plusieurs rues et chemins menant à l'église avec un calvaire placé en son milieu : ce calvaire de style Renaissance fut transporté près du futur monument aux morts lors de la construction de la route de Quévreville en 1863.

Devant la future mairie, nous notons une belle demeure (qui devint La Maupassière) avec des jardins à la française.

carte-1725.jpgPlan provenant des Archives Départementales

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 19:07


Célébration de la Fête de l’Agriculture qui a lieu dans notre beau canton de Franqueville, le 10 messidor (27 juin 1793).

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 09:40

 

charitons.jpgIl existait, dans les paroisses, et particulièrement en Normandie, une association de paroissiens (les charitons) qui annonçaient les décès, assuraient bénévolement les inhumations et participaient aux offices religieux. Les archives de la Confrérie de La Neuville Champ d'Oisel consistent en un registre de comptes et de nominations de "Frères" partant de 1784 et un autre registre datant de 1820. La Confrérie de La Neuville s'intitulait tout d'abord du "Saint-Esprit", puis du "Saint-Esprit et de la Nativité de la Vierge", elle fut formée vers 1500 car il est dit qu'un contrat de tabellionage (acte notarié) du 16 septembre 1518 mentionne que Raoulin Gruel, donne à la Frairie du Saint-Esprit de La Neuville Champ d'Oisel, la dépouille d'un pommier. La Confrérie est composée de 12 à 15 Frères et Soeurs qui élisent le prévôt qui se charge de l'ordre et l'échevin, responsable des comptes. Que ce soit sous l'ancien régime ou au 19ème siècle, les vêtements des charitons étaient richement ornés de broderies au fil d'or et d'argent. Sur le chaperon figurait, dans un cercle, le saint patron de la charité. Pour l'apparat, les charitons défilaient avec des bannières à franges d'or où était inscrit le nom de la charité. Ils possédaient aussi une croix de procession en métal argenté, parfois même en argent, des porte cierges en bois tourné, des bâtons avec une sculpture dorée ou peinte représentant un saint patron encadré de palmes soutenant un dais.

La Révolution porte un coup terrible aux charités, elles sont interdites par un décret de l'assemblée législative du 18 août 1792. A La Neuville, la Confrérie cesse ses fonctions le 15 octobre 1793, sur les ordres de la Municipalité. Tous leurs biens sont confisqués. Le Concordat rétablit tous leurs droits et elle reprend son activité en 1797 avec pour Maitre Frère Philippe Hardy.
La Charité reçut finalement un coup mortel en 1905, à la Séparation de l'Eglise et de l'Etat et fut remplaçée par une association patronnée par la Municipalité : "La Société Charitable Laïque" qui fut de courte durée. C'est alors que la Municipalité, en 1921, contracta un engagement avec les Pompes Funèbres de Rouen pour assurer les inhumations, à un prix bien plus onéreux qu'avant.
Cette tradition normande perdure encore dans quelques communes de l'Eure...

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:31

C'est vrai ça, pourquoi ?


En effet, avant le 19°siècle, toute la planète ou presque " roulait " à gauche. La majorité des hommes étant droitiers, les chevaliers portaient à cette époque l'épée à gauche. Il était donc nettement plus pratique d'avoir son adversaire à sa droite au cours des tournois ou des affrontements. Les gauchers n’étant que très peu nombreux et pour faciliter la circulation sur les chemins, la circulation à cheval s’effectuait naturellement par la gauche pour ne pas que les armes des cavaliers venant dans un sens ne touchent celles des autres cavaliers sur les petits chemins (ce qui aurait pu être un signe de provocation en duel).

Le fin stratège qu’était Napoléon 1er pensait qu’il serait mieux d’attaquer par la droite pour jouer l’effet de surprise (tous les autres avant lui avaient très souvent attaqué par la gauche). Sa technique ayant permis à plusieurs reprises de battre les Autrichiens (mais jamais les Anglais), il décida d’imposer le sens de circulation à droite à tous les pays colonisés lors de ces grandes batailles européennes pour affirmer sa supériorité. Ce sens de circulation a ensuite été appliqué à toutes les colonies des pays envahis par Napoléon, sauf évidemment les pays colonisés par les anglais (seulement 61 sur les quelques 200 pays que comptent notre planète).

 Mairie et EcoleQuelques décennies plus tard, au tout début de l'automobile, les premiers véhicules furent équipés d'un frein à main à l'extérieur, du côté droit. Le poste de conduite se trouvait donc à droite. Plus tard, le frein à main s'est retrouvé au centre de l'habitacle. Certains ont alors déplacé le poste de conduite à gauche pour continuer à serrer le frein à main de la main droite, d'autres comme les Britanniques n'ont rien changé.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:26

A la mort de Louis XIV, en 1715, les caisses de l'Etat sont vides. Un écossais, John Law, propose la création d'une banque qui émettra du papier-monnaie contre de l'or et prêtera à l'Etat le métal récolté. La solution séduit le Régent qui autorise en 1716 l'ouverture de la Banque générale qui deviendra Banque Royale en 1718.

L'opération démarre bien, mais la banque est fragile puisque, ayant prêté son or à l'Etat, elle est dans l'incapacité de faire face à d'éventuelles demandes de reconversion de ses billets. Pour poursuivre ses activités, Law met en place un système ingénieux.En 1717, il fonde la Compagnie d'Occident qui obtient le monopole du commerce avec la Louisiane. En 1719, il y réunit d'autres sociétés de commerce pour créer la Compagnie perpétuelle des Indes. Les actions de sa compagnie peuvent être souscrites par apports de rentes sur l'Etat ou par paiement comptant et la banque accepte de prêter des billets à cette fin.
L'opération est bien menée et les spéculateurs s'y laissent prendre. Le cours des actions de la Compagnie s'envole. La cadence d'émission des billets s'accélère. Mais la réalité des mines d'or du Mississipi et plus généralement la solidité de l'entreprise sont bientôt mises en doute.

La spéculation se retourne. Law qui a réuni la Banque à la Compagnie et est devenu, au début de l'année 1720, contrôleur général des Finances a beau faire, en mai 1720 l'expérience prend fin. C'est la banqueroute.

billet-50-ecus-john-law.jpgOn retrouve à cette époque, dans les relations commerciales entre Pont Saint Pierre et La Neuville, des billets de la banque John Law. La Neuville fait l'expérience d'une vague de paiements de dettes avec des billets dévalués en 1720, ces billets étaient l'objet de vol et d'utilisation "normale" dans notre commune.

Les détenteurs de billets et d'actions sont ruinés. Law s'enfuit. Seule subsiste, grâce au pouvoir royal, la Compagnie des Indes ; réorganisée en 1722, elle ne disparaîtra qu'en 1769.
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