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Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:57

 

S'il y a une chose qui me fait toujours sourire, ce sont les superstitions en tout genre. Bien sûr on connaît tous les grands classiques à coup d'échelle, de chats noirs, de fer à cheval ou du nombre 13. Mais, voici un curieux exemple de superstition qui est mentionné dans le numéro 949 page 3 du "Le Petit Journal" du mercredi 06 septembre 1865. Ce fait se déroula fin 1863, début 1864 juste après la construction de la mairie actuelle.
le-petit-journal.jpg "J'étais, dit le correspondant d'un journal, il y a quelque temps, à la noce d'un mien parent, dans le canton de Boos, à la Neuville-Chant-d'Oisel (et non pas champ d'oisel, s'il vous plaît). Les mariés, à leur grand effroi, durent étrenner la nouvelle mairie ; aucun mariage avant le leur n'y avait encore été fait. Savez-vous ce qui les inquiétait ? C'est que dans cette salle neuve on n'eût pas, pour la consacrer, versé le sang du coq.  En effet, il ne se fait  point de mariage à la Neuville-Chant-d'Oisel sans qu'on ne répande dans la chambre des époux le sang d'un coq. Cet usage vient directement de la Grèce et de Rome. Il ne s'applique pas seulement à la maison qu'habiteront les nouveaux mariés, il doit l'être aussi à la salle des mariages, au moins à son inauguration. On n'osait avouer au maire (Louis Charles Bultel) ce désir de ne point renoncer à cette tradition, mais on n'osait non plus se marier dans un lieu n'aurait pas été versé le sang du coq. Mon parent et sa fiancée eurent recours à un biais, ils demandèrent au maire la permission de faire le repas de noces dans la mairie, même le maire, qui est un homme d'esprit, devina parfaitement le motif de la demande à laquelle il consentit ; le repas se fit et, se prépara dans la mairie; l'on y put ainsi laisser tomber quelques  gouttes du sang qui devait porter chance aux jeunes époux.
N'est-il pas étrange qu'un tel usage ait survécu de près de deux mille ans  à la religion qui en faisait un devoir ?"

Feuilleter Le Petit Journal, en page 3, deuxième colonne


Titre : Le Petit journal (Paris. 1863)

Titre : Le Petit journal

Auteur : Parti social français

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Éditeur : [s.n.] (Clermont-Ferrand)

Éditeur : [s.n.] (Pau)

Date d'édition : 1863-1944

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/cb32895690j/date

Identifiant : ISSN 12560464

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j

Description : Périodicité : Quotidien

Description : Etat de collection : N° 1 (01/01/1863)-n° 29616 (27/08/1944)

Provenance : bnf.fr

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