Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

Signer le livre d'or

ICI

Profil

moi.jpeg

Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

Contact

24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:38

 

Pendant la guerre de 1870, alors que les troupes prussiennes entrent sur le territoire français et progressent en direction de La Mayenne, les populations locales (dont de nombreux hommes sont partis en guerre sans donner de nouvelles) sont effrayées, et se tournent alors vers la religion, priant pour être épargnés. C’est dans la nuit du 17 janvier 1871 à Pontmain que quatre jeunes enfants déclarent avoir aperçu une « belle dame » à la robe constellée d'étoiles, qui les regarde en souriant, les mains tendues. À ses cris, les villageois accourent et d'autres enfants déclarent voir la « belle dame ». Ils assurent qu'un ovale bleu avec quatre bougies éteintes est venu entourer la dame. L'abbé Guérin, curé du village de Pontmain, organise une veillée de prière autour des enfants. Les villageois rentrent alors chez eux. Quelques jours après, l'armistice est signé avec la Prusse et les habitants de Pontmain et des alentours y voient une grâce de l'apparition, d'autant plus que les Prussiens ne sont pas entrés à Laval. Les pèlerins affluent alors à Pontmain.

Abbé GuerreLa dévotion à Notre-Dame de Pontmain en l’église de la Neuville Chant d’Oisel a pris naissance au début de la grande guerre, pendant que se livrait la bataille de Verdun. Le 17 janvier 1915, dans une pieuse et nombreuse réunion, M. l’abbé Guerre, curé, fit le vœu d’aller au pèlerinage à Pontmain et d’en rapporter une belle statue de la Vierge aux Etoiles. Cette statue fut bénite et intronisée le 17 octobre suivant par M. Leguerinel. Elle se dresse devant le pilier de droite, à l’entrée du chœur entourée d’un ovale bleu, portant quatre bougies et trois étoiles lumineuses. Depuis cette époque, la fête de l’Apparition est célébrée solennellement, chaque année, le 17 janvier et le dimanche suivant. Tout commence le matin du 17 janvier par la grande messe célébrée à 9h00 par M. le Curé. Le soir à 17h30, après la prière, la Schola exécute l’Oratorio du R. P. Armand sur l’Apparition de Pontmain, avec à sa tête Mlle Suzanne Rosset. L'EgliseLe dimanche suivant, dans l’église ornée de verdure et de fleurs, d’oriflammes et de drapeaux, une première messe est dite à 8 heures. A 10h00, la foule arrive : le clergé, les Enfants de Marie, la Schola Sainte-Cécile, les Anciens Combattants remplissent le chœur. Après le chant de Tierce et la procession, la messe est célébrée, vient ensuite l’Offrande du pain bénit des Anciens Combattants et l’absoute pour les morts de la guerre termine l’office du matin. A 16h00, les vêpres sont chantées par la Schola comme, il y a 45 ans, à pareil jour et pareille heure, du pied de la grange Bernadette à Pontmain; et le prédicateur célèbre l’apparition de N-D. de Pontmain. Après le sermon, l’église s’illumine et la procession aux flambeaux s’organise et se met en marche au chant de l’Ave Maria. Le temps est t très froid et le vent éteint les cierges. On se rend sur la place de la Croix en chantant, devant le Monument aux Morts, au pied duquel des anciens combattants déposent une magnifique croix fleurie. On revient ensuite au presbytère dont le Calvaire est illuminé pour finir à l’église avec le salut solennel.Le Presbytère

Extrait des annales de l' Abbé Guerre : "Le matin du 19 septembre 1926, après une imposante procession intérieure, la paroisse au grand complet, chante la messe qui est célébrée par l’abbé Vittecoq, supérieur de la Maison diocésaine de Bonsecours. L’assistance très nombreuse, l’est encore plus l’après-midi. A 15 heures et demie arrivent, les uns à pied, les autres à bicyclette et le plus grand nombre en autocar (le Rapid-Luxe) de Mesnil-Raoult, Belbeuf et de St-Pierre de Franqueville, d’autre de Caudebec et St Pierre-les-Elbeuf. Ils font ensemble leur entrée dans l’église décorée de 4000 roses et de dizaines de mètres de guirlandes, précédés de leurs bannières pendant que retentissent les notes joyeuses des tambours et clairons de l’Union Franqueville-Saint-Pierre. Aussitôt les vêpres commencent et chaque groupe chante son morceau accompagné par les tambours et les clairons des gymnastes. Le Prédicateur, l’abbé Hauton, curé de Sommery, monte en chaire pour donner sa première instruction sur la dévotion envers l’Enfant-Jésus et la procession se mit en marche au chant de l’Ave Maria de Pontmain. Après avoir fait le tour de la place et stationné un instant devant le monument aux morts, elle se rend dans la cour du presbytère où se dresse un calvaire de Pontmain. Une nouvelle allocution suivie d’un chant traditionnel est dite par l’abbé Hauton, puis on rentre à l’église où le salut solennel est chanté par la Chorale Jeanne d’Arc de Franqueville et la Cécilienne de Belbeuf."

Un grand pèlerinage, inauguré en 1917, par l’abbé Gréverend, curé de N.-D. de Franqueville, a lieu chaque année, le départ se fait de Rouen vers 5 heures du matin. Arrêt à l’église de La Neuville à 6 heures. Prière, sonnerie des cloches et départ vers Pontmain.

Extrait des Annales de M. le Chanoine Couillard, curé du Mont-St-Michel

« S’il en est un qui mérite éloge, c’est bien celui-là. Mais c’est ainsi dans la vie d’incessantes bousculades que nous menons ici, de juillet à octobre : les amis sont négligés. Oubliés ? Ah ! que non pas ! C’était donc le 29 août 1927, que l’abbé Guerre nous donnait selon l’usage, le réconfortant spectacle d’un groupe de 37 personnes, vrais pèlerins, venus en autocar assister à lla messe… »


Sources : les annales de l'Abbé Guerre et de M. le Chanoine Couillard

pontmain.jpg

Notre Dame de Pont main en 2013 à La Neuville Chant d'Oisel


Partager cet article

Repost 0
Published by bruno - dans L'église
commenter cet article

commentaires