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Bruno Daniel, je suis né le 08 mai 1965 à Les Damps, marié, 4 enfants et j'habite notre commune depuis 1993.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 12:43

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Le courrier

mandatcroixrougeA cette époque, notre pensée va plus que jamais, avec une émotion grandissante, vers ceux de nos malheureux compatriotes qui subissent en Allemagne une dure captivité. Comment leur faire parvenir nos courriers ? Comment recevoir de leurs nouvelles ? La guerre est venue : quel changement ! Les places vides sont nombreuses autour de la table. Père, mari, fils aîné, fiancé sont absents. Les uns sont morts, tués au champ d'honneur, les autres combattent dans les tranchées ou bien vivent la vie la plus dure et la plus humiliante dans les camps de prisonniers d'Allemagne. Combien de correspondances échangées entre les prisonniers français et leurs familles respectives ? Quelle est donc l'organisation de ce service postal qui apporte aux uns et aux autres un adoucissement à la tristesse des temps ? Elle repose tout entière sur un accord intervenu entre les gouvernements des pays belligérants. Des bureaux et des agences de renseignements, au nombre de six en France, ont été établis. Ils sont autorisés à recevoir, expédier ou réexpédier, en franchise, toutes les correspondances et tous les colis concernant les prisonniers de guerre. Ces six bureaux sont en relations constantes avec le Comité international de la Croix-Rouge. Les lettres adressées aux prisonniers de guerre doivent être déposées ouvertes. Les lettres fermées sont renvoyées aux expéditeurs ou versées au rebut. C'est à Besançon que s'opèrent le tri et le contrôle des correspondances et des paquets postaux expédiés de France et d'Allemagne aux prisonniers des deux pays. Durant quatre années, le total général dépasse 60 millions de lettres.

correspondance1.jpgA la Neuville, l' abbé Guerre correspond avec plusieurs soldats neuvillais faits prisonniers en Allemagne, il leur envoie des nouvelles de la commune et des images (cartes postales de l'église de La Neuville)

"M. le curé, Je vous remercie de la petite somme que vous avez bien voulu m'adresser ainsi que du drapeau du Sacré Coeur et de l'image de N-D de Pontmain venant du pays et de vous. Tout cela me fait un réél plaisir. G.C. "

"Le 1 mai 1918 Monsieur le curé, j'ai reçu votre lettre hier soir avec grand plaisir, je vous remercie beaucoup de votre générosité pour les soldats  car ce qui vient du pays fait plaisir avec les jours pénibles que nous passons en ce moment; Souhaitons que Dieu nous protège... Je vous salue bien cordialement. Caporal A.B."

Abbé GuerreL'EgliseL'Eglise 

             L'abbé Guerre                                          Le Sacré Coeur                                  Notre Dame de Pontmain

Les colis postaux

Le public est admis à envoyer aux soldats internés dans les empires centraux des colis postaux ne dépassant pas 5 kilos. Ces colis, qu'ils soient destinés à des prisonniers français en Allemagne, ou qu'inversement, ils proviennent d'Allemagne à destination de prisonniers allemands en France, sont tous acheminés par la gare de Genève-Cornavin. Les colis envoyés comme échantillons, jusqu'au poids de 350 grammes, peuvent renfermer des objets quelconques (linge, provisions de bouche, tabac, cigarettes, etc.), à l'exclusion des matières dangereuses, inflammables ou explosives. Les familles françaises ont envoyé en Allemagne une moyenne de 125 000 colis postaux par semaine.  

En face l'église, au numéro 106, aidé par des paroissiens et la Jeunesse Agricole Catholique (JAC), l'abbé Guerre confectionne des petits colis qu'il envoie ensuite à nos soldats neuvillais prisonniers.

Le mandat

mandat1La poste n'apporte pas seulement au prisonnier lettres et colis:  elle lui apporte encore une chose précieuse, dont il a besoin en mille circonstances : c'est le mandat. De tout le service de la poste aux prisonniers, nous touchons là à l'organisme le plus délicat. Toute personne qui veut envoyer de l'argent à un prisonnier de guerre doit, au bureau de poste, remplir un mandat international, sur lequel il ajoute les indications suivantes: 1e au recto, la mention « pour prisonnier de guerre en franchise de port » et, en regard des mots « Payable à M... », cette adresse: « Contrôle général des postes, Berne (Suisse) »; 2 au verso, le nom et l'adresse exacte du destinataire. Car les mandats pour prisonniers suivent exactement le même chemin que les lettres. Ils vont au bureau spécial militaire de Besançon, où ils sont compris dans les dépêches closes transmises au bureau de Berne-Transit, qui les transforme en mandats suisse-allemands. Chose dont nul ne se doute, cette conversion est exécutée en tenant compte du change avec le plus grand soin. De sorte que les prisonniers français, en raison de la baisse du mark, reçoivent une somme supérieure à celle qui leur est expédiée, tandis que les prisonniers allemands reçoivent une somme inférieure. Le nombre des mandats envoyés ainsi de France en Allemagne a été en moyenne de 45 000 par semaine.

"Le mardi 30 avril 1918, Monsieur le Curé, je vous remercie du mandat  de trois francs ainsi que du Sacré Coeur et de la lettre du Cardinal que j'ai lu aussitôt et que je conserverais longtemps. E.D. "

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